26/03/2007

Bêtes de sexe

On aimerait tous porter ce merveilleux qualificatif. Ceux et celles que l'on dénomme ainsi sont très fier et persuadés que tout vient d'eux et de leur sex-appeal et pourtant, de nombreuses études bio-chimiques montrent que tout se décide souvent en dehors de notre consience...

 

Ni coupable, ni responsable
Depuis la nuit des temps les hommes et les femmes font l'amour. Dans chaque pays les jeux amoureux sont différents, plus ou moins élaborés.
Nous nous aimons dans toutes les positions, sous toutes les latitudes, par tous les climats, malgré les guerres et les tabous. Et parfois même, décuplés par la présence de ces deux dernières calamités, car rien de plus excitant que le danger, surtout si on se dit qu'on peut disparaître demain.

Mais ce n'est que depuis quelques années que des études sur l'acte sexuel sont lancées. Les générations précédentes ont vécu sous de nombreux dictats moraux qui prévenaient toutes recherche sur le sujet. Les mouvements de libéralisation des années soixante dix ont ouvert la voie, et c'est ainsi que depuis plusieurs décennies, des crédits sont votés pour qu'enfin l'homme et la femme comprennent ce qui leur arrive, non pas seulement d'un point de vue physique et psychologique, mais aussi biochimique.

 

Si on savait tout ça...
Une fois de plus ce sont nos amis les bêtes qui furent les premiers sujets d'investigation, puis les chercheurs se sont tournés vers l'Homme . A cause de la ressemblance (nous ne disons pas cela pour vous en particulier), notamment avec un grand singe : le BONOBO. Ce qui a surpris les chercheurs c'est que non seulement il pratique la position du missionnaire, mais a aussi tendance à s'accoupler en dehors des périodes de reproduction. Nous en connaissons d'autres...

Donc nous ne cessons de nous accoupler, dans la jungle ou dans nos salons. Que se passe-il vraiment à l'intérieur, dans nos cellules et dans toutes ces glandes qui se mettent en route ? Qu'est-ce qui provoque vraiment ces troubles du désir que nous connaissons tous : mains moites, vacillement de la voix, de ses modulations et de son intonation, dilatation des pupilles, afflux de sang, hydratation de la peau, gonflement des muscles pour l'homme et grossissement des seins pour la femme ?

 

Le cerveau, les glandes et les pulsions
Grâce à un organe appelé voméro-nasal logé dans la cloison nasale, le nez capte les phéromones, ce dont on parle tant (des fluides sécrétés par nos glandes génitales) qui stimulent l'hippocampe, une zone du cerveau, et lui permettent de retrouver la mémoire de plaisirs passés et d'activer les goûts érotiques, tout en les comparant aux informations qui se présentent - ce que vous ressentez en présence de l'autre - pour décider du degré d'affinité et de complémentarité. Ces informations, doublées du pouvoir du regard de l'autre, sont transmises par des neurotransmetteurs à l'hypothalamus, qui, lui, régule les battements du cœur, la digestion, la température générale, la transpiration, l'afflux de sang, et active les pulsions sexuelles. A son tour, cette zone inonde alors tout votre corps d'amphétamines naturelles, dopants bien connus qui ont un fort effet euphorisant.

Ces effets euphorisants ont tendance à embellir la réalité de la situation, et ce d'autant plus que d'autres substances ayant le même effet, comme l'alcool, peuvent abaisser les barrières et fausser ces informations.

Alors si malgré tout cela l'attirance et le désir sont faibles, il vaut mieux s'abstenir !

 

Mieux que des bêtes !
Ce que nous ne savons pas au sujet du Bonobo ce sont les bienfaits de l'accouplement sur sa vie en générale. Le coït chez les animaux étant en principe réservé à la procréation. Nous n'avons jamais vu un Bonobo les yeux dans le vague s'engageant à descendre les poubelles pour toujours, après un fébrile coït... Bref chez l'homme, c'est un plaisir mais également une source de bien être profond. Alors n'hésitez pas, passez à l'action.

Le plaisir crée des sécrétions d'hormones qui hydratent la peau, on se sent alors plus souple. Pendant l'acte nous ne ressentons plus nos vieilles douleurs. Quant à notre palpitant, il se croit aux jeux olympiques battant parfois jusqu'à 160 pulsations, voire 180 au moment de l'orgasme. Mieux qu'en salle de sport !

L'amour est la clé du bien être. Nous ne cesserons jamais de le répéter. Toucher, caresser, embrasser son partenaire est une inépuisable source de jouissance et de jeunesse. Oubliez la DHEA, aimez-vous. Annihilant les douleurs et le stress, oxygénant le corps, anesthésiant pour un temps les angoisses, l'accouplement est le plus simple des remèdes que l'homme n'ait jamais trouvé !

18:40 Écrit par Premierefois dans Hors sujets principaux | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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