22/04/2007

Métro, boulot, sexo

L’amour à la plage, c’est deux mois par an. L’amour au bureau, c’est tout le reste du temps. Or, on filtre beaucoup au boulot. On pousse souvent les choses plus loin aussi, et même parfois, on se marie ! Mais tout ça, ce n’est pas sans risques.

 

Au boulot, on bosse dur, c’est vrai. Mais on drague tout aussi intensément. Plusieurs études le confirment d’ailleurs. En 2004, dans une enquête menée auprès de 12.000 personnes, 5 % des femmes et 6 % des hommes avouaient avoir déjà eu une relation avec un ou une collègue. Pas de quoi fouetter un directeur des ressources humaines, direz-vous.

Dans le livre « Sex and Business », la sexologue Shire Hite cite des chiffres nettement plus affriolents. On peut ainsi lire que 42 % des employés des dix grandes entreprises américaines affirment avoir eu une relation avec un collègue et plus d’un tiers avouent garder cet amour secret. Tout récemment encore, un site internet britannique féminin (newwoman.co.uk) a enquêté sur le sujet. Fiables ou non, ses résultats font tout de même réfléchir : 82 % des femmes y avouent flirter avec les collègues masculins qu’elles trouvent séduisants et 61 % ont poussé la relation jusqu’à des rapports plus charnels, dont 22 % avec leur supérieur !

 

Le parfum de l’interdit

C’est sûr, il n’y a pas que devant les courbes de profit que l’on s’extasie au sein des entreprises. Le bureau serait-il le lieu de tous les fantasmes ? Les photocopieuses possèderaient-elles des vertus aphrodisiaques insoupçonnées ? Rien de tout cela. Le monde du travail n’est pas le lieu aseptisé que l’on croit. Amitiés, compétition, jalousies, séduction sont le lot quotidien des relations au turbin, alors pourquoi pas le flirt et plus si affinités ? Tout bien pesé, tous les ingrédients sont même réunis pour faire du boulot une succursale très active des entreprises Cupidon&Co : hommes et femmes s’y retrouvent à faire les mêmes choses, au même moment et au même endroit, durant de longues heures. Un des cas classiques est celui de ces collègues qui se côtoient régulièrement et qui finissent imperceptiblement par se rapprocher jusqu’à entamer, le parfum de l’interdit aidant, une relation aussi sensuelle que passionnée. Le sexe au boulot a aussi ses petits rites : on se frôle subtilement dans le couloir, on s’échange un baiser près de la machine à café, on s’envoie des petits mails enflammés, on fait des heures sup’ sur la photocopieuse ou dans le stock. Et le reste du temps, on tente de faire comme si de rien n’était et on patiente jusqu’à la pause de midi ou jusqu’à la fin de la journée. Le cinq à sept n’est-il pas le moment traditionnellement réservé aux amants ?

 

Les risques du métier

Mais ces aventures extraprofessionnelles ne sont-elles pas risquées ? Tout dépend des entreprises et des circonstances. Bien souvent, la productivité des amants est même boostée, chacun ayant une bonne raison de venir au travail avec le sourire. Mais il n’en va pas toujours de même lorsqu’ils se disputent ou se séparent. Il est rare aussi qu’une relation de ce type reste secrète bien longtemps. Ce qui n’est pas sans conséquences sur la dynamique au sein d’une équipe. Des jalousies peuvent voir le jour, particulièrement s’il s’agit d’une relation entre un supérieur et un subordonné. On limitera les critiques en évitant de partager les informations sensibles et en séparent bien vie privée et comportement au travail.

 

Pour se donner une idée :

Selon certaines études, plus de la moitié des couples ou cohabitants ont connu leur conjoint sur le lieu de travail.

12 % des hommes se prétendent prêts à partager le lit de leur supérieur hiérarchique pour obtenir une promotion ou une augmentation, contre 1 % des femmes seulement.

Attention à ne pas confondre séduction avec harcèlement sexuel . Dans le premier cas, la relation est consentie par les deux parties, dans le second, il s’agit d’un délit pénal passible de poursuites.

 

Et maintenant, au boulot !

21:33 Écrit par Premierefois dans Hors sujets principaux | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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