28/04/2007

Accidents d'amour

Dans l’ivresse des débordements amoureux, les petits incidents voire les vrais accidents, ça existe. Et certains ne sont pas toujours sans conséquences. Que faire en attendant les secours ?

 

Dans ce domaine, la fracture du pénis est un grand classique bien qu’heureusement assez rare. Typique de l’adulte jeune (28 ans en moyenne), elle survient surtout chez les hommes non mariés (70% des cas). Facile à comprendre : c’est en général à ce moment-là qu’on se montre le plus fougeux au lit ! Plutôt que de fracture, il faut parler d’une déchirure des tissus qui entourent le pénis. Ce « faux pas du coït » comme l’appellent les médecins, survient souvent suite à un faux mouvement lors d’ébats amoureux très animés. Résultats, une verge qui vire au bleu et une douleur intense. Que faire ? Direction les urgences, non sans avoir préalablement entouré la partie souffrante avec de la glace enveloppée d’un linge. Le traitement, lui, est le plus souvent chirurgical. Toujours au rayon des accidents du pénis, mentionnons encore la rupture du frein du prépuce, elle aussi très douloureuse et nettement plus fréquente. Là, par contre, il suffit la plupart du temps d’attendre que le bobo se cicatrise.

 

C’est coincé !

Certains jeux sexuels osés se terminent parfois aussi aux urgences pour tout autres raisons. Et on se rend compte alors, que tout ce qui entre dans un vagin et surtout un anus, n’en ressort pas forcément tout seul. Le patient, un homme ou une femme, vient fréquemment consulter pour « douleurs abdominales ». Après exament, le coupable s’avère souvent être une canette de soda, une bouteille, voire des objets plus invressemblables encore : sac-poubelle, déodorant, … Curieusement, l’objet semble souvent être arrivé là par le plus grand des hasards, voire par accident, comme chez ce monsieur qui était tombé par inadvertance sur son joystick. En général, ce genre d’affaire se termine directement au bloc opératoire pour une intervention chirurgicale. Moralité : en matière de godemiché, préférez les originaux plutôt que les copies improvisées.

 

C’est coincé bis

On l’oublie parfois, mais le préservatif est conçu pour tenir sur un pénis en érection. Par sur une verge flasque après le coït. Quand on oublie de se retirer très vite en maintenant le préservatif, il arrive que celui-ci reste dans le vagin ou l’anus. Que faire ? Pas question de le laisser en place bien sûr. Il ne faut pas non plus tenter de le récupérer soi-même avec une pince à épiler ou tout autre instrument de ce genre. On conseille plutôt de se placer sur le siège du WC et de pousser comme si on allait à selles, en ayant éventuellement procédé à une petite douche intime avant à l’eau tiède. Ca ne marche pas au bout d’une ou deux tentatives ? Une consultation rapide chez un gynécologue ou un service d’urgence s’impose. Ainsi que la prise éventuelle de la pilule du lendemain.

 

Le bruit de l’amour

Gémissements, doux clapotis, halètements… L’amour ne fait pas intervenir que la vue et le toucher, il titille aussi voluptueusement notre ouïe. Enfin, presque toujours, car certains bruits nous font parfois redescendre brutalement sur terre. C’est le cas des « pets vaginaux », plus fréqents qu’on ne l’imagine. Les bruits en question ne sont pas provoqués par des gaz, mais par de l’air resté coincé dans le vagin et qui ressor de façon brutale et sonore au moment où madame reprend une position plus… conventionnelle. Chez les couples qui se connaissent depuis longtemps, c’est souvent le prétexte à un gros éclat de rire. Mais au premier rendez-vous, c’est plutôt gênant !

 

Migraines orgasmiques

Il y a des migraines qui empêchent de faire l’amour. Il y a aussi des séances de câlins qui donnent mal au crâne. Les médecins parlent de migraines orgasmiques. Certaines personnes éprouvent ainsi des maux de tête soudains et très sévères juste au moment de l’orgasme. Chez d’autres, la migraine augmente au fur et à mesure de l’excitation. Le problème affecterait 1% de la population, dont trois fois plus d’hommes que de femmes. La conséquence d’une levrette fougeuse pratiquée trop près d’un mur ? Pas du tout. Plutôt le résultat d’un afflux de sang trop brutal dans le cerveau. Une solution : opter pour une excitation plus graduelle, ou pour un antidouleur à titre préventif. Ce type de migraine a heureusement tendance à disparaître spontanément.

00:19 Écrit par Premierefois dans Hors sujets principaux | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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