13/05/2007

L'odeur de l'amour

L’œil propose mais c’est aussi le nez qui choisi. Une simple odeur peut en effet suffire pour orienter nos choix amoureux, pour susciter le désir, l’attirance sexuelle ou la répulsion. Bienvenue dans le monde des parfums du désir.

 

L’attirance sexuelle pourrait bien être comme le talent, le résultat de 10 % d’inspiration et… 90 % de transpiration. Les odeurs ont en tout cas bien plus d’influence qu’on ne le pense sur notre sex-appeal et nos envies coquines. C’est particulièrement vrai pour ces véritables cupidons olfactifs que sont les phéromones, dont le rôle est bien connu chez les animaux et chez les insectes. C’est substances chimiques, émises en quantités infimes, sont si puissantes qu’il suffit de quelques molécules pour déclencher chez tout mâle normalement constitué, une irrésistible envie de s’accoupler. Certains papillons sont ainsi capables de détecter l’odeur d’une partenaire à 10 km à la ronde ! Et l’être humain ? On a longtemps pensé que nous ne disposions plus, évolution oblige, du dispositif olfactif nécessaire pour les détecter.

 

Femmes fécondes = hommes prévenants

Aujourd’hui pourtant, de nombreuses études ont démontré non seulement l’existence de phéromones chez l’être humain, mais aussi leur influence. Selon le sexe, on les retrouve dans le sperme, les sécrétions vaginales, la sueur de certaines parties du corps. En réalité, l’impact des phéromones sur notre vie quotidienne est bien plus importante que ce qu’on pourrait le croire. On sait désormais que c’est grâce aux phéromones que les femmes qui vivent en communauté voient leur cycles menstruels se synchroniser. Dans le même registre, les odeurs des femmes qui  allaitent augmentent les envies sexuelles de celles qui n’ont pas d’enfants ! Mais les phéromones ont également une influence sur les taux hormonaux de l’autre sexe. Ainsi, sous l’influence des phéromones de leur compagne, les hommes mariés voient baisser leur taux de testostérone, l’hormone de la virilité et du désir. Une façon sans doute de leur ôter l’envie d’aller voir ailleurs. Les odeurs corporelles nous apportent également énormément d’informations sur l’autre sexe, et tout ça à notre insu. On a ainsi pu montrer que les hommes sont capables de déterminer, rien qu’à l’odeur, la position d’une femme dans son cycle menstruel ! Ils vont même jusqu’à modifier leur comportement en conséquence et se montrent plus attentionnés, et aussi plus présents (pour chasser d’éventuels concurrents), pendant les périodes de fécondité.

Les femmes ne sont pas en reste. Dans une expérience, des femmes à qui l’on avait demandé de s’asseoir sur le siège de leur choix dans une salle d’attente, choisissaient presque systématiquement le siège pulvérisé au préalable avec des phéromones mâles et évitaient celui aux senteurs femelles.

 

Une odeur de gènes

L’action des phéromones et odeurs pourrait également expliquer bien mieux que les stimuli visuels, le succès des blondes, qui ont plus d’hormones féminines que les brunes. Il pourrait aussi expliquer en partie nos choix amoureux. Les chercheurs ont en tout cas constaté que les femmes préféraient inconsciemment l’odeur des hommes ayant des gènes très différents des leurs, ce qui est une bonne façon de donner naissance à des enfants vigoureux, au système immunitaire performant, et d’éviter ainsi l’attirance ou la répulsion, que nous pouvons inspirer aux autres. Elles parlent inconsciemment pour nous.

 

Séduire après 50 ans : une question de phéromones

Après la ménopause, les femmes attirent moins souvent le regard des hommes. Une question de phéromones ? C’est ce qu’avancent en tout cas deux chercheuses. Ayant recruté quarante-quatre femmes ménopausées, elles ont proposé à une partie d’entre elles un « parfum » composé d’une phéromone synthétisée à partir de la sueur de jeunes femmes fertiles et sexuellement actives, et une autre partie à un placebo. Résultat : après six semaines, 41 % des femmes du premier groupe, avaient reçu bien plus d’attention de la part des hommes, contre seulement 14 % pour le groupe placebo.

Parmis les femmes mariées du premier groupe, 5 sur 6 ont même vu le nombre de leurs rapports sexuels augmenter, contre seulement 3 sur 5 dans le groupe placebo.

22:07 Écrit par Premierefois dans Hors sujets principaux | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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