05/08/2007

Masturbation : une étape indispensable.

On a diminué les capacités de milliers de jeunes en les empêchant de découvrir par cette auto érotisation que leur corps pouvait leur donner du plaisir ou en les culpabilisant au plus haut point en associant ces attouchements au mal, à quelque chose étant « contre nature » voire même dangereux puisqu'on a longtemps dit à ceux qui s'y adonnaient que cela risquait de les rendre aveugles, paralysés, ou fous...

Ceux qui ont osé dire des choses pareilles à des adolescents entrant dans une période d'hypersensibilité due à d'importantes mutations physiques et hormonales sont tout simplement des criminels. Combien de complexés à vie, de maniaques, d'impuissants ou de frigides ont-ils fait de leurs propres enfants ?

Maintenant que la science a pu démontrer que la masturbation non seulement ne présentait aucun des dangers que les oracles moyenâgeux lui annonçaient, mais, qu'en plus, elle était indispensable pour qu'un individu se développe harmonieusement à une période critique de découverte de son propre corps, il est temps de dénoncer bien haut tous ceux, églises en tête qui ont colporté de pareilles niaiseries culpabilisantes.

Le fait pour un adolescent de découvrir soudain que son sexe lui donne d'immenses sensations de plaisir est fondamental dans son développement. Une culpabilisation créée par son environnement ne l'empêchera en aucun cas de continuer ces attouchements, mais ceux-ci se feront dans un état d'esprit conflictuel où l'individu en question commencera à éprouver du dégoût pour ses tentations, Duis, y succombant forcément, pour son corps lui-même, et conservera toute sa vie des séquelles de ce dégoût. Les plus profondément déséquilibrés seront ceux, très rares, qui seront intimement persuadés de la nécessité d'une «abstinence » de cette auto-érotisation appelée onanisme ou masturbation, et qui s'en abstiendront au prix d'efforts énormes contre eux-mêmes qui en feront des individus secs et froids dont la sensibilité sera amoindrie dans des proportions énormes, avec toutes les conséquences qui en découleront tant sur le plan physique que psychique.

Il faut ajouter également à tous ces enfants gravement traumatisés par ces culpabilisations des réactions naturelles, tous ceux qui, sans avoir subi pareil traitement, n'ont pas été informés par des parents n'osant pas aborder de tels problèmes et se contentant de dire « qu'il ne faut pas parler de tout ce qui touche au sexe et à la sexualité ». Parents en général eux-mêmes mal informés et subissant les séquelles d'une éducation mysticoreligieuse faisant du corps le mal et de « l'esprit » le bien.

Mais tous ceux qui ont au à subir cette éducation culpabilisante ou qui ont eu la chance de n'avoir que le problème de s'éveiller d'eux-mêmes sans pouvoir compter sur les lumières de parents trop pudiques pour prendre le temps d'aider leur progéniture à comprendre ce qui lui arrivait, tous ceux-là, et c'est surtout important pour les premiers, peuvent maintenant, quel que soit leur âge, réapprendre à aimer leur corps et ses réactions.

Réapprendre à aimer leur sexe et le plaisir que ce dernier peut leur donner en toute liberté et sans le moindre sentiment de culpabilité. Mieux, en ayant conscience de revivre l'adolescence dont on les a privé, de revivre, en oubliant tout ce qu'ils ont subi, cette découverte de l'auto-érotisation si importante.

Si cette renaissance à son propre sexe est important pour les hommes, elle l'est encore plus pour les femmes, car comme le dit Betty Dodson dans son merveilleux livre L'orgasme au féminin :

« La masturbation est l'activité sexuelle de base. Tout ce que nous faisons d'autre n'est que la socialisation de notre vie sexuelle.»

Cet ouvrage permet d'ailleurs, grâce à des illustrations très bien faites, d'aider les femmes à prendre conscience de la beauté de leur sexe qu'une société à prédominance masculine a toujours

avili et sali. Aimer tout son corps, même et surtout la partie qui est capable de nous donner le plus de plaisir, puis apprendre à découvrir et à améliorer sa connaissance de cet organe afin d'augmenter la qualité de jouissance que nous pouvons en retirer, voilà quelle est la première chose à faire pour revivre l'adolescence dont on nous a privé.

Cette bonne connaissance du fonctionnement de son sexe et des caresses qui engendrent dans notre cerveau les plus fortes sensations de plaisir, la meilleure façon de les découvrir c'est justement de les expérimenter par soi-même. Personne mieux que mous même ne pourra diriger nos doigts exactement aux endroits qui nous satisfont le plus, et qui ne sont pas les mêmes pour tout le monde.

Alors, nous pourrons informer nos partenaires de nos goûts en la matière afin qu'ils nous fassent ce que nous aimons. Mais pour apprendre aux autres ce que nous aimons, il faut d'abord s'apprendre soi-même.

Si notre sensualité est le lien qui nous relie à l'infini qui nous entoure, l'auto-érotisation est une des manières les plus efficaces de partir explorer l'intérieur de notre ordinateur en appuyant sur le levier qui, en lui, va déclencher la réaction physique de libération des « demi-plans » pour les hommes et la réceptivité de l'organe de rencontre des « demi-plans » chez les femmes.

Il est également très important que ceux qui vivent en couple découvrent ensemble ces capacités d'auto-érotisation. Elles pourront d'ailleurs être plus fortes en raison justement de la présence du corps de l'autre.

Sur ce plan aussi, notre médiocre-égoïste ne peut admettre que sa compagne se livre en sa présence à la masturbation, car l'être qui ne sert qu'à lui donner du plaisir se met à en avoir tout seul.

Cela est pour lui inadmissible. A quoi sert donc la virilité dont il est si fier et où il place sa seule supériorité incontestable sur les femmes ?

L'égoïste est jaloux même de la propre main de son partenaire. L'être éveillé, au contraire, se réjouit de voir la personne qu'il aime être heureuse et découvrir les mécanismes profonds de son plaisir. Cette destruction des idées reçues étant accomplie en ce qui concerne la base, les racines de l'arbre de notre épanouissement qu'est la sexualité, nous allons pouvoir repenser tous nos comportements de la même manière dans toutes les directions et dans tous les sujets qui composent notre environnement et qui sont notre vie.

Après avoir effectué cette grande lessive de printemps que constitue cette remise en question de tout ce qui constitue notre personnalité, l'on peut alors passer au stade suivant, en se rappelant bien que, tout au long de son existence, à chaque fois que l'on se trouvera confronté à un problème auquel nous n'avions jamais réfléchi par nous même il faudra procéder de cette manière afin d'avoir une réaction qui soit vraiment le reflet de notre propre pensée.

09:32 Écrit par Premierefois dans Masturbation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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