03/12/2007

Sexe sans risques

Le sexe c'est bien, mais sans risques. Il est toujours bon de rappeler que le Sida fait toujours de nombreuses victimes et ne se guérit toujours pas. Alors, faut-il faire l'impasse sur l'amour et toutes les réjouissances qui l'entourent ? Certainement pas. Petit tour d'horizon du sexe sans risque.

Le Sida a changé notre façon de voir l'amour. Fini l'insouciance, fini l'abandon, place à la réflexion et à la prudence. Mais à bien y réfléchir, le sexe a-t-il jamais été sans danger ? Qu'on songe à la syphilis ou aux grossesses non désirées. Se protéger du Sida (et des autres MST) est donc devenu une nécessité absolue. Encore faut-il savoir exactement ce qui est à risque et ce qui ne l'est pas en matière de relations sexuelle.

Pénétration anale et vaginale

C'est la voie de contamination sexuelle la plus fréquente. Dès qu'il y a pénétration, les muqueuses (gland, vagin, anus) sont en contact avec les sécrétions sexuelles et les conditions sont réunies pour qu'une contamination puisse avoir lieu. Ce satané virus du Sida se sert en effet de différents véhicules pour nous infecter : sperme, liquide préséminal (la goutte qui peut apparaître dès l'érection et bien avant l'éjaculation), sécrétions vaginales, sang en cas de pénétration anale ou pendant les règles. On a découvert aussi que les femmes étaient sexuellement plus exposées au risque de contamination par le virus du Sida. Cela tient notamment au fait que la surface de la muqueuse vaginale est plus importante que celle du gland. Comment se protéger ? En recourant bien entendu au préservatif masculin ou féminin, seul moyen efficace de protection. Pas très sexy ? Détrompez-vous. Il en existe trente-six modèles, lisses, texturés pour plus de plaisir, anatomiques ou de toutes les couleurs. De quoi satisfaire tous les fantasmes. Le préservatif doit cependant toujours être bien lubrifié si on ne veut pas qu'il se rompe, particulièrement en cas de sodomie. N'hésitez pas à ajouter du lubrifiant si la pénétration se prolonge. N'oubliez pas non plus de vous retirer avant que le guerrier ne défaille, sans quoi le préservatif risque de rester coincé dans le vagin ou l'anus au moment du retrait !
Pensez aussi à tenir la capote au moment de vous retirer. Pour éviter le stress du déballage de dernière minute, veillez aussi à détacher chaque emballage de préservatif individuellement et à ne jamais déballer ou dérouler votre petit morceau de latex avec les ongles, ou pire, avec les dents ! Vous voulez remettre ça ? Remettez un nouveau préservatif. Et pour être sûr d'en avoir toujours sous la main tout au long de la nuit, cachez-en un peu partout dans et autour du lit,  du moins si vous faites l'amour dans un lit.

Fellation

Le risque de contamination est plus faible qu'en cas de pénétration vaginale ou anale, mais il existe bien. Depuis le début de l'épidémie de Sida, certaines personnes ont déjà été contaminées de cette manière. Et le risque existe aussi bien pour la personne qui fait la fellation que pour celle qui la reçoit. Il est aussi plus important en cas d'éjaculation. Ce n'est pas une raison pour se priver de cette gâterie bucco-génitale. Il suffit de couvrir l'objet du délit d'un préservatif et le tour est joué. Le goût du latex vous déplaît ? Vous êtes allergique au latex ? Pas de problème, on trouve aujourd'hui des préservatifs en polyuréthane, et de nombreux modèles délicieusement aromatisés (fraise, banane, ananas, tutti frutti, chocolat), garantis sans calories ! Vous craignez de ne pas éprouver les mêmes voluptueuses sensations ? Sautez sur les préservatifs extrafins, comme les petits pois. Certains sont trois fois moins épais qu'un cheveu !

Cunni et anulingus

Les cas de contamination lors du cunnilingus sont exceptionnels. Ils semblent en plus se limiter à la personne qui fait le cunnilingus, en particulier en cas de lésions buccales ou au cours des règles. Quant à l'anulingus (caresse bucco-anale), aucun cas de contamination n'a jamais été recensé, pourtant cela reste théoriquement possible. Mais pas de panique, pour plus de sûreté, on peut utiliser une digue dentaire aussi appelée digue buccale. Il s'agit d'un carré en latex qu'on place sur la vulve ou l'anus afin de faire barrière entre la bouche et le sexe du partenaire. Très fines, elles peuvent transmettre toutes les finesses du jeu de langue, mais ne sont pas toujours faciles à trouver. À défaut, un simple préservatif découpé dans le sens de la longueur suffit.

Les pratiques sans risques

Pas de souci par contre en ce qui concerne le baiser, même version french kiss. Il est totalement sans risque. Caresses et masturbation mutuelles sont pareillement sans danger, à partir du moment où on n'introduit pas de sperme ni de sécrétions vaginales dans le vagin ou l'anus. C'est sûr, le Sida ne tue pas le plaisir.

Attention aux Sex-toys !

Un godemiché, un vibromasseur, c'est comme une brosse à dents, ça ne se prête pas, en tout cas pas tel quel. Un gode est en effet en contact avec les muqueuses et les sécrétions sexuelles, et peut donc transmettre le VIH et d'autres maladies sexuellement transmissibles. Vous êtes d'humeur prêteuse ? Pensez alors à recouvrir votre sex-toy d'un préservatif, et à en prendre un nouveau entre chaque partenaire.

08:59 Écrit par Premierefois dans Précautions - M.S.T. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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