12/01/2008

Le point sur le point

Certain(e)s ont mis le doigt dessus et ne le regrettent pas. D'autres le cherchent encore. Quoi ? Mais le point G, bien sûr ! Cette zone mythique qui mènerait les femmes à un orgasme d'un genre nouveau. Existe-t-il seulement ? Comment le trouver, le stimuler ? Tout, vous saurez tout sur le point G.

 

Tout le monde en parle, certains disent même l'avoir découvert, mais la plupart s'échinent sans succès à le trouver. Les scientifiques, eux, sont partagés entre pro et anti-point G. Et jusqu'ici, il n'a pas été possible de trancher définitivement en faveur de l'une ou l'autre hypothèse. Et pour cause, seules quelques études limitées ont pu montrer son existence. Cela fait pourtant des millénaires que les Orientaux le connaissent, ce fameux point G. Japonais, Thaïlandais, Chinois en usaient gaiement. Ces derniers l'avaient même surnommé « la perle noire ». Quant à certaines tribus de Bolivie, elles voient dans ce point un second clitoris ! En Occident, il faut attendre 1944 et les travaux d'un certain Ernst Grafenberg, gynécologue de son état, pour qu'on découvre l'importance de cette zone du vagin. Encore cette « découverte » restera-t-elle longtemps méconnue avant qu'on finisse par s'y intéresser à nouveau et par la baptiser de l'initiale de son inventeur. Jusque dans les années 70, la plupart des médecins étaient même persuadés que le vagin n'avait aucune sensibilité particulière ! On revient de loin.

Point G, où es-tu ?
S'il existe, ce fameux point G, comment se fait-il que sa réalité soit parfois mise en doute ? Comment se fait-il aussi que relativement peu de femmes, et d'hommes, aient pu le découvrir ? Tout simplement parce qu'il n'est pas facile à trouver ! Anatomiquement, il faudrait d'ailleurs plutôt parler d'une zone. Le point G correspond en effet à une région grande comme une pièce de deux euros, située sur la face antérieure du vagin, côté clitoris donc, à quelques centimètres de la vulve, derrière l'os du pubis. Problème : selon les morphologies, on peut le trouver aussi à l'entrée du vagin ou un peu plus au fond. La nature n'a donc pas simplifié les choses. A priori aussi, la zone en question ne se distingue pas vraiment du reste de la muqueuse vaginale. Tout juste est-elle un peu moins lisse ou un peu plus rugueuse. Pas de fanion donc pour annoncer : "ici point G"... Il faut avancer d'un doigt vigilant, tâtonner, parfois longuement. Mais cela fait aussi partie du plaisir de la découverte Avec la montée du plaisir. Cependant, Mister point G a tendance se mettre sur son trente-et-un : il gonfle, se durcit, devient plus rugueux, ce qui le rend plus facile à localiser et à caresser. Il ne faut par contre pas s'attendre à hurler de plaisir au premier titillement. Selon les femmes, leur expérience et leur éducation enmatière de sexualité, leur libido du moment, le savoir-faire du partenaire, le point G peut voir sa sensibilité varier de rien du tout à extrêmement sensible. Tellement sensible que l'utilisation d'un spéculum par un gynécologue suffit chez certaines à déclencher un orgasme !

Apprivoiser son point G
Mais il faut bien avouer que chez la plupart des femmes, ce trésor interne est quelque peu assoupi. C'est le point G au Bois Dormant ! Dans son nouveau livre sur l'orgasme au féminin, le célèbre sexologue Gérard Leleu nous apprend donc comment le réveiller. Leçon numéro un : inutile de se jeter directement sur celui-ci. Le point G n'est pas une gâchette magique qu'il suffit de presser pour obtenir un orgasme de force 10. D'habiles préliminaires le prépareront bien mieux. Seins, fesses, vulve, ne lésinez pas sur les caresses ni sur le temps passé à les donner. L'excitation est à son comble ? Les grandes manœuvres peuvent commencer. Le point G n'est pas le clitoris. On peut le frotter ou le caresser plus fermement, en cercles concentriques ou en va-et-vient, avec les doigts, un godemiché et même avec le pénis. Clitoris et point G, peuvent même être stimulés simultanément : l'orgasme n'en sera que plus fort et plus prolongé. Surtout, persévérer, nous dit le dit le Dr Leleu, si cela ne donne rien du premier coup. Le réveil du point G prend parfois des semaines. Rien ne se passe malgré tout ? Ce n'est pas grave, ce ne sont pas les zones érogènes qui manquent. Le plus important, ce n'est pas l'endroit, c'est le plaisir qu'on en retire.

A, P, C : les nouvelles lettres du plaisir
Le vagin n'en finit pas de montrer une sensibilité insoupçonnée. Après le point G, voici maintenant les points A, P et C. Le premier est situé sur la face antérieure du vagin, à mi-distance entre le point G et l'extrémité interne du vagin. Pour le caresser mieux vaut avoir de longs doigts ou s'aider d'un gode. Le point P, comme postérieur, est lui situé sur la face postérieure du vagin (côté anus), à mi-distance entre l'entrée et l'extrémité interne du vagin. Il peut être stimulé avec le doigt ou un gode, le pénis ne faisant pas dans le détail. Quand au point C, on le trouvera à l'extrémité postérieure du vagin, près du col de l'utérus. Sa stimulation procure, dit Leleu, des sensations voluptueuses très particulières pouvant souvent aboutir à un orgasme volcanique. Vive l'alphabet du plaisir !

14:20 Écrit par Premierefois dans Point G | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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