29/03/2008

Petit dico coquin

Parlez-vous sexe ? Un peu, beaucoup, pas du tout ? Voici en tout cas un petit dictionnaire pour enrichir votre vocabulaire coquin. Interro en fin de lecture ! ;-)

Abstinence :Le fait de "s'abstenir", de ne pas avoir de relations sexuelles. Méthode contraceptive infaillible, à défaut d'être agréable. Parfois choisie, souvent imposée par les circonstances (divorce, veuvage ). Pas si rare qu'on ne croit. En France, 25 % des femmes et 15 % des hommes déclarent vivre sans relations sexuelles depuis plusieurs mois, et un quart d'entre eux s'en accommodent très bien.

Amateur : C'est le do-it-yourself du porno, avec en vedette votre voisine de palier ou votre collègue de bureau. Les caméras digitales et internet ont donné un coup de fouet à cette forme particulière d'exhibitionnisme auparavant très confidentielle. Récupéré aujourd'hui par l'industrie du X.

Back-room : Arrière salle pour arrière-trains. Cette « pièce du fond » installée dans certains bars est devenue une véritable institution dans le milieu gay. L'obscurité et l'anonymat aidant, tous les fantasmes, ou presque, peuvent y être assouvis rapidement et en toute liberté, mais pas toujours sans risques pour la santé (MST).

BDSM : Abréviation de : Bondage, Discipline, Soumission et Sadomasochisme. Qu'est-ce qu'on dit ? « Merci, maître » !

Bondage : Pratique coquine qui consiste à ligoter solidement son partenaire, avec un souci plus ou moins grand d'esthétisme. C'est de cette contrainte, librement consentie, et des sensations qu'elle provoque (notamment un délicieux sentiment d'impuissance), que naît l'excitation mutuelle du « ligoteur » et du ligoté.

Ceinture de chasteté : Inconnue au moyen âge. Les rares exemplaires visibles datent au plus tôt du XVIe siècle. Qui plus est, leur emploi fut vraiment exceptionnel. Dans sa version moderne, la ceinture de « chasteté » est un accessoire BDSM destiné par exemple à empêcher l'érection.

Clitoridienne : Femme qui n'est censée jouir que par la stimulation de son clitoris. En réalité, beaucoup de femmes peuvent être clitoridiennes à certains moments et vaginales à d'autres. Physiologiquement, l'excitation sexuelle fait d'ailleurs intervenir toute la zone génitale.

Concupiscent : Avec converge, un des mots les plus coquins de la langue française.

Détumescence : Un mot savant pour signifier débandade. Ne s'applique cependant pas qu'au pénis, mais aussi au clitoris ou aux mamelons.

Doigts chinois : Sortes de capuches en latex que l'on enfile sur un doigt. Hérissées de petites excroissances, elles permettent de varier les plaisirs qu'on accorde au clito, au vagin ou à l'anus.

Éducation anglaise Référence aux châtiments corporels chère à la vieille Albion. Aujourd'hui, synonyme de domination dans les petites annonces.

Étreinte réservée : Une forme de coït interrompu, mais sans éjaculation, destinée à prolonger le plaisir. Pas donné à tout le monde.

Feuille de rose : Un anulingus, mais en plus poétique.

Gang bang : Concrétise un fantasme féminin courant, celui d'être prise par plusieurs hommes à la suite ou en même temps. Met parfois en jeu un nombre impressionnant de partenaires avec plus une idée de performance et de record que d'érotisme. Ne pas confondre avec une marque de détergent.

Glory Hole : Version plus élaborée du classique trou de voyeur. Permet de mater mais aussi d'offrir son sexe aux caresses manuelles ou buccales d'inconnus et d'inconnues. Il est pratiqué de façon « sauvage » dans les toilettes publiques et sex-shops, mais aussi volontairement dans certains clubs et saunas.

Jardin parfumé (Le) : C'est le pendant hardcore des « Mille et une nuits », le Kama-sutra arabe, rédigé au début du XVIe siècle par le cheikh Nefzaoui. Condamné à mort par le bey de Tunis, l'auteur aurait obtenu sa grâce en rédigeant cet ouvrage destiné à réveiller les ardeurs du souverain épuisé par ses deux cents femmes ! Toujours d'actualité.

Karezza : Très inspirée du tao et du tantrisme, cette méthode développée par J.W. Lloyd dans un livre de 1931, se base sur le contrôle, toujours difficile, de l'éjaculation lors de rapports sexuels. Son but n'est pas l'orgasme, considéré par l'auteur comme un « accident de parcours », mais bien la communion suprême, à la fois psychique et physique, entre un homme et une femme. Tout un programme.

Kegel : Série d'exercices mis au point dès les années 40 par le gynécologue américain Alfred Kegel. Ils visent à tonifier les muscles du pelvis, qui soutiennent notamment des organes comme la vessie et le vagin. Ils sont surtout employés, avec efficacité, pour prévenir les fuites urinaires, mais ils ont aussi la particularité, très intéressante, d'augmenter le plaisir durant les relations sexuelles lors de la pénétration. Ils permettent aussi une meilleure lubrification du vagin. Tout bénéfice.

Langue : Ses dix-sept muscles, son agilité hors paire, sa texture suave, sa lubrification naturelle, font de la langue un outil incomparable lors des préliminaires.

Latex : Extrait de la sève de l'arbre à caoutchouc ou hévéa. Sert à fabriquer des pneus, des élastiques, des préservatifs, des godemichés et la tenue de Catwoman (version Halle Berry ou Pfeiffer), icône de la mode fétichiste. Cette matière naturelle a en effet ses inconditionnels chez les fétichistes, mais d'autres lui préfèrent le vinyle ou le cuir.

Levrette : Agréable retournement de situation. Peut se pratiquer de différentes manières : debout, allongé, un partenaire debout et l'autre semi-fléchi en appui sur un meuble Procure une vue torride sur la croupe du partenaire et permet diverses stimulations manuelles. Accessoirement, femelle du lévrier.

Lit : Le lit conjugal est une invention assez récente. Jusqu'au début du XXe siècle, du moins dans les campagnes, et pour la majorité de la population, les parents partageaient le même grand lit avec tous leurs enfants, du moins les plus jeunes. Vu la promiscuité, les galipettes se déroulaient donc ailleurs, à l'abri de regards, dans la grange par exemple.

Masochisme : Du nom du romancier autrichien, Léopold von Sacher-Masoch, lui-même adepte de cette pratique. Le masochiste cherche son plaisir, de façon plus ou moins consciente, dans la douleur physique, la soumission et l'avilissement. Fait la paire avec le sadique.

Mont-de-vénus : Chez la femme, petit renflement graisseux surplombant la vulve, sur lequel poussent les poils pubiens. Avec sa forme en triangle, il est un des symboles du sexe féminin. Au cours des âges, il a fait l'objet de soins très variables : épilation partielle ou totale, massage avec une crème capillaire. Au XVIe siècle, certaines coquettes françaises l'ornaient de faveurs, autrement dit des rubans, d'où l'expression « accorder ses faveurs » !

O-level : Sexe oral anglais.

Olisbos : Dénomination savante synonyme de godemiché. Certains exemplaires datent de la préhistoire.

Pygophilie : Fétichisme des fesses (caresses, vue, morsures).

Partie carrée : Mini-partouze réunissant deux couples et où on s'échange les partenaires.

Prince-Albert : Piercing du pénis. Consiste à faire passer un anneau au bout du gland, passant par l'urètre et ressortant à la base du filet. La légende veut que ce piercing ait été inventé par le mari de la Reine Victoria, afin de pouvoir fixer son membre sur le côté et d'éviter ainsi que se dessinent des bosses disgracieuses sous les fines étoffes de son pantalon. Temps de cicatrisation : 10 à 12 semaines. Aucun rapport sexuel durant deux semaines au moins. Vous voilà prévenu.

Q : Une des rares lettres de l'alphabet qui se suffit à elle-même.

Quickie : Petit coup vite fait bien fait. Ne dépasse pas quelques minutes. Le quickie pourrait représenter une alternative intéressante à la masturbation, quand monsieur a envie et madame pas. Attention, la femme qui « reçoit » un quickie, n'est pas du tout résignée : elle accepte joyeusement et tendrement un moment d'amour, sans se sentir obligée d'être sexuellement excitée et d'aller vers l'orgasme.

Rougeurs sexuelles : Ces délicieuses rougeurs s'observent fréquemment chez 75 % des femmes et 25 % des hommes, en cas de forte excitation sexuelle, ou juste avant l'orgasme. Elles se situent surtout à la base du cou et au niveau du sternum mais s'étendent parfois sur le haut du ventre, les hanches et dans le bas du dos, particulièrement chez les femmes. Pas de quoi piquer un fard.

Sandwich : Se dit d'une femme pénétrée en même temps par deux hommes, et en général pas dans le même orifice. On lui préfère aujourd'hui le terme de double pénétration, tout de même moins imagé.

Saute-au-paf : Synonyme de nymphomane. Son équivalent masculin reste à inventer.

Shaving : Rasage érotique habituellement pratiqué en couple. Le plus souvent, l'homme rase le pubis de sa partenaire, mais le rasage peut-être mutuel, et diablement stimulant !

Sensate focus : Technique élaborée dans les années 70 par les fameux sexologues Masters et Johnson, partis de l'idée que la plupart des couples sont trop pressés d'arriver à l'orgasme et passent donc à côté de toute une gamme de sensations et de verbalisations susceptibles, pourtant, d'enrichir leur vie érotique. Ils ont donc mis au point une série d'exercices qui incluent, dans un premier temps, caresses et plaisirs sensuels en dehors de toute pénétration.

Talon aiguille : Fait de la chaussure un sous-vêtement à part entière, avec de délicieux effets collatéraux sur l'allure féminine. Démarche chaloupée, cambrure de reins, mise en valeur de la poitrine et du mouvement des hanches.

TBM : Abréviation de « Très bien monté ». Se dit d'un homme plutôt gâté par la nature.

Testicule : Se promène en général par paire. Vient du latin « testis », c'est-à-dire témoin. Dans la Rome antique, seuls les hommes avec des testicules normaux pouvaient être témoins au tribunal. On ne sait qui se chargeait de vérifier...

Thélotisme : Nom savant donné à l'érection des mamelons. La vue de ce ravissant gonflement a le don d'émoustiller la plupart des hommes.

Urolagnie : Toutes les pratiques érotiques liées à l'urine. On dit aussi uro ou « golden shower » en anglais.

Vestiaire (syndrome du) : Complexe fréquent chez les messieurs persuadés d'avoir un trop petit zizi et qui de ce fait-là répugnent à se montrer nus devant d'autres hommes (accessoirement aussi devant les femmes). En général, cette honte est sans rapport avec la taille réelle de leur engin.

Wankers-parties : Petite masturbation entre amis. La pratique serait née au début des années 70, dans le milieu homosexuel de Manhattan. Avec le sida, le phénomène aurait pris de l'ampleur et tendrait à se propager chez les hétérosexuels. Pénétration, fellation, cunnilingus et anulingus sont interdits lors de ces séances qui s'apparentent un peu à une partouze « manuelle ».

X : Importé des USA dans les années 70, le classement X a eu pour effet de cantonner le cinéma porno dans des salles spécialisées et souvent peu rentables, ce qui explique sans doute en partie son peu de créativité actuel. L'appellation X viendrait du fait que l'on barrait autrefois d'une croix les affiches des films censurés.

11:00 Écrit par Premierefois dans Hors sujets principaux | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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